
Issue de la littérature, formée à la scène, j’ai construit un parcours où la recherche, l’écriture, la pratique artistique et l’engagement de terrain se nourrissent mutuellement.
Mon travail s’est développé dans des contextes variés — académiques, artistiques et institutionnels — avant de se poursuivre aujourd’hui de manière indépendante.
Les jalons ci-dessous en dessinent quelques étapes.
Parcours
1979-1995 — Naissance et enfance entre forêt d’Orléans et petite Beauce.
1996-1999 — Hypokhâgne et khâgne Fontenay, spécialité lettres modernes, lycée Lakanal, Sceaux.
1999-2011 — Formation au jeu, à la direction d’acteur et à l’animation de marionnettes (Atelier-Ecole Charles Dullin ; Théâtre aux Mains Nues). Comédienne, marionnettiste, pédagogue.
2008 — Doctorat de Littérature et Civilisations françaises (Université Paris Sorbonne). Paul Claudel et les spectacles populaires, le paradoxe du pantin, tiré de ma thèse, est publié en 2012 (Classiques Garnier).
2009-2023 — Cheffe de projet du Portail des Arts de la Marionnette, puis directrice de la Recherche et de l’innovation, à l’Institut International de la Marionnette (Charleville-Mézières). Accompagnement d’artistes et de compagnies à leur démarche de transmission patrimoniale, en lien avec des institutions patrimoniales.
2016–2023 — Création de la chaire ICiMa – Innovation Cirque et Marionnette (IIM / Cnac). Co-fondatrice et titulaire.
2019 — Marionnettes et pouvoirs : censures, propagandes, résistances (Deuxième époque). Co-direction du cycle de recherche et de l’ouvrage collectif.
2021 — Création mondiale du Soulier de satin de Marc-André Dalbavie (Opéra national de Paris). Librettiste et dramaturge, coaching prosodie.
2022 — Création mondiale de L’Annonce faite à Marie de Philippe Leroux (Angers-Nantes Opéra). Librettiste.
2023 — Fondation de Gigogne, conseil et accompagnement de projets scientifiques et culturels.
A propos du nom du site
Le terme gigogne renvoie à l’idée d’emboîtement, de strates et de circulations entre des champs que l’on distingue habituellement : recherche, création, transmission, accompagnement de projets. Il désigne une manière de penser et de travailler par couches successives, attentive aux héritages, aux déplacements, aux articulations et aux formes de continuité.
Gigogne est aussi une figure de la tradition marionnettique : Dame Gigogne, mère ou épouse de Polichinelle, des jupes de laquelle sortent une multitude d’enfants. Cette image bouffonne de la fertilité, de la prolifération et du surgissement me touche particulièrement. Elle fait écho à un fil rouge de mon parcours : l’alliance d’exigences très sérieuses avec des formes populaires, ludiques ou carnavalesques, où la pensée passe aussi par le rire, l’excès et la matérialité des corps et des objets.